Pas d’introduction, ni de conclusion. Juste de la substance.
Zone, association de malfaiteurs née de l’initiative de notre idole d’adolescence Michel et de sa bande de potes, fait valoir ce slogan comme l’unique ordre de conduite de sa direction artistique. Entre deux soirées à la programmation alléchante, les zonards des étoiles – comme ils se font appeler – rassemblent des compositeurs n’ayant pour dénominateur commun que leurs racines obscures et retrofuturistes, puisées dans les décombres d’un vieux Bertrand Blier, les mélodies sanglantes d’un des multiples groupes de Gerald Donald, et l’humour noir d’un sauvage feuilleton punk.
C’est dans ce paysage tout aussi austère qu’engageant, que nous avons donc découvert Volkov.
Citoyen de Saint-Petersburg, ville où paradoxalement, le soleil oublie parfois de se coucher mais l’été manque souvent d’arriver, Alexey tire le meilleur de ce contexte géographique frigorifique au profit de sa création. Véritable inconditionnel des premiers D.A.F., Neubauten et autres vénérés génies de la cold wave allemande, l’artiste russe réchauffe ses influences glaciales de sa passion pour l’eden detroitien.
Après un premier opus remarquable du côté de la sus-citée entreprise, Volkov avait rejoint Dave Clarke, Terence Fixmer et Crash Course In Science chez Planete Rouge Recordings, mystérieux label sur lequel sortira son Overshadow dans les prochaines semaines.
À l’image de la variété de ses goûts, ses sets constituent un mélange hybride entre secousses modernes et douces réminiscences 80′s. Celui-ci commence par un morceau à lui qui n’a même pas encore de nom et fini sur un Let’s Panic Later de Wire, le tout sans que rien ne paraisse anormal.
